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Par Anonyme, le 23.01.2025
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Par recetteschoisies, le 01.07.2024
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Par erixbd, le 04.06.2024
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Date de création : 05.08.2015
Dernière mise à jour :
13.02.2026
648 articles
C'est la douce nuit de Noël en notre bonne ville de Lyon. Une fois n'est pas coutume, il neige à gros flocons et Jules est seul. Plus de famille depuis... Il a décidé de ne pas se laisser abattre, ce n'est pas le genre de la maison.
Il enfile sa parka et son bonnet de l'OL et dévale les escaliers. Sur le pas de porte, il prend le temps de contempler la place de la Croix-Rousse couverte de blanc. Monsieur Jacquard contemple les derniers retardataires qui se hâtent de rejoindre leurs hôtes, leurs familles, leurs amis.
Jules soupire, relève son col et fait ses premiers pas. La neige crisse sous son pieds lourds. Il se rend, tranquille au côté du gros caillou... Le vieux monsieur s'est couvert d'un blanc bonnet.
Jules passe son chemin, le caillou n'est pas un grand bavard. Le solitaire entame sa descente vers la place Bellevue, qui porte bien mal son nom ce soir, par les escaliers.
Soudain, son pied ripe sur une marche et Jules tombe. Il sent sa tête cogner et c'est le trou noir.
Lorsqu'il ouvre les yeux, deux hommes en toge lui tourne le dos. Ils semblent contempler la ville enneigée.
-" Comme ma Lugdunum est devenue une belle et prospère cité!" S'étonne le plus grand des deux et l'autre de répondre en bégayant.
-" Et qu... Que les... les jeunes... jeunes gens sont b... Sont braves."
Jules se relève d'un bond et dévale les escaliers. Les deux romains le regardent s'enfuir et l'un deux le salut. " Virtute duce, comite fortuna".
Jules dévale la pente jusqu'à ce qu'il croise deux hommes à la hauteur de la traboule de la cour des Voraces. L'un deux fume la pipe et l'autre tient un verre de vin à la main. Pâles, en tenue de travail, il regarde l'ahuri s'arrêté à leur hauteur.
-" Allons gone ne cours pas si vite dans les pentes, t'y vas te casser la margoulette."
-" Oui, viens donc t'rincer l'corgnolon avec nous."
-" Ben tient, y a toujours une gâche à table pour un étranger."
-" C'est vrai que tout le monde peut pas être de Lyon, y l'en faut ben d'ailleurs."
Jules ne s'arrête pas plus et dévale les pentes jusqu'à arriver sur la place des Terreaux. Là, il s'assoit sur le bord de la fontaine Bartholdi et cherche un second souffle.
-" Qu'est ce qu'y m'arrive, bon sang."
-" C'est que Lyon est une ville pleine de mystères, mon jeune ami."
Jules sursaute. A côté de lui, appuyé sur une canne, un homme en collant, redingote et perruque lui sourit.
-" Maître Willermoz pour vous servir."
-" Et moi..." Jules se tourne sur sa gauche. Deux hommes le saluent. " je suis André Marie Ampère."
-" Bartholdi Thimonier." se présente le troisième en levant son chapeau haut de forme.
C'est alors qu'un quatrième homme approche portant un plateau.
-" Permettez... Maître chocolatier Papillot. Je viens de créer cette petite gourmandise emballée avec un petit mot à l'intérieur, trait d'esprit, et devise... Amusant non?"
Jules se lève et s'enfuie.
-" Attendez, jeune homme, nous devisions sur la relativité de la vie."
Mais Jules est déjà aux Cordeliers, juste derrière l'Hôtel Dieu, lorsqu'il tente de reprendre un second souffle... Il se frotte la tête. Le choc à dû être violent.
-" Un choc à la tête ce peut-être grave. Laissez-moi vous examiner, je suis chirurgien." Jules lève la tête. Il est en manteau, porte une barbiche taillé et un étrange chapeau. " Il serait dommage de trépasser ainsi. Pour ma par, je préfère le vin d'ici que l'au delà... Je vous soigne puis nous irons nous faire péter la panse d'un repas gargantuesque."
-" Monsieur Rabelais est un jouisseur." La femme qui vient de parler est belle dans sa robe d'époque... D'époque!
-" François Rabelais! Louise Labé! Ce n'est pas possible." Jules reprend sa course et traverse la place Bellecour et passe devant le grand cheval et son illustre cavalier toise s petit bonhomme ahuri qui ose passer sans le saluer.
Jules poursuit sa route et ne fait pas attention à monsieur Paul, les bras croisé, et toque sur le chef, pour traverser la Saône par le pont Bonaparte ou les mères lyonnaise discute popote.
Devant la cathédrale Saint Jean, Jules glisse dans la neige et là, un homme lui tend une pièce.
-" Tenez mon ami, passez un joyeux Noël." Dit-il avec un accent italien. Monsieur Gadagne est étonné de voir ce misérable partir en direction du Gourguillon. Pour Jules s'en est trop. Il faut mettre fin à ce voyage dans le temps. Jamais personne n'aura vu un être monter aussi vite que le pape descendit le Gourguillon (à part, peut-être Nuno des Brutus).
Lorsque Jules atteint enfin la Basilique, il se signe et se rend directement vers les cierges. Il fait un don, en allume un et souhaite très fort revenir à la réalité.
Soudain, il ouvre les yeux. Il est couché sur les escaliers et les flocons de neige le gêne pour voir une dizaine de bonhommes en tricorne fiché du blason de Lyon penchés sur lui.
-" Ca va gone. T'es tombé sur la tête mais t'as qu'une belle bosse." Dit l'un d'eux à l'haleine chargée de houblon.
-" Vous êtes qui? On est quand?" s'entend balbutier Jules.
-" T'as plus picoler que nous visiblement. On est encore un peu en 2025 et nous, on est les Brutus. On va faire le repas de Noël à la Meunière et si t'as rien d'autre à faire, on t'emmène avec nous."
-" C'est quoi les Brutus?"
-" Des bons vivants qui partagent les histoires de Lyon à qui veut les entendre, mon gars."
Le gros gaillard chauve aide Jules à se relever. Un autre époussette la parka de Jules et un troisième lui rajuste le bonnet.
-" Alors comme ça, toi aussi t'es supporter de l'OL."
Les autres, tous des gaillards bien portant se marre. Un nommé Nounours lui tape sur l'épaule et tous l'emmène vers la presqu'île.
-" Donc, comme je disais avant... Au fait, comment tu t'appelles?"
-" Jules."
-" Salut Jules... Donc, je disais, avant que Jules ne tombe devant nous, que Lyon est la ville de tant de célébrité comme Claude, Plancus, Willermoz..."
C'est ainsi que Jules rencontra la magie de Noël et les Brutus et passa le réveillon en excellente compagnie...