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Date de création : 05.08.2015
Dernière mise à jour : 30.01.2026
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La première révolte des canuts

Publié le 09/12/2024 à 09:30 par erixroman
La première révolte des canuts

 

https://www.helloasso.com/associations/brutus-lyon-objectif-culture-103/adhesions/adhesion-brutus  (si vous souhaitez soutenir notre association)

  CES BILLETS PARAISSENT SUR FACEBOOK (Brutus Lyon Objectif Culture)

 

  Elles sont connues de tous, au moins par le nom: les révoltes des canuts et non "la" révolte. Nous disons " les" car il y en a eu plusieurs. Les Brutus vous parlent de la première.
  Mais avant, rappelons que le soyeux est le commanditaire mais aussi le fournisseur des matière première et c'est son avidité qui va conduire les canuts dans la rue.
Les canuts sont les tisseur s(Les canuts, dont le nom vient du mot canette, ou bobine, on parle aussi de cane nue). Ils possèdent leurs bistanclaques ( métier a tisser), vivent sur le lieu de travail et ont des compagnons pour collaborateurs. En 1830 la ville de Lyon compte près de 6000 artisans et 30000 compagnons, autant que la ville vit, mange, et boit canut.
Les soyeux (patrons négociants) étant a l'achat et a la commande, ils déterminent les prix et les canuts  s'ils se lèvent avant le soleil et se couche après lui, ne joignent pas les deux bouts (18 sous environs pour 15 heures de travail). Il faut aussi dire que le nouveau métier Jacquard est beaucoup plus productif. Si bien que le 22 novembre 1831 les sont dans la rue en partant Croix-Rousse ( la colline qui travaille).
   La révolte se propage dans tous les quartiers ouvriers de la métropole. Les canuts réclament un tarif minimum refusé par certains soyeux.
  Les canuts, en colère, se mettent en grève. Le 19 novembre 1831, au cœur de la Croix-Rousse, ils font face à la garde nationale. Des coups de feu claquent sur grand cote. La révolte gronde.
  Deux jours plus tard, les canuts descendent de leur colline, drapeau noir en tête sur lequel est inscrit la devise " vivre en travaillant ou mourir en combattant"  (il faut lire vivre dignement de son travail), et occupent l'hôtel de ville après quelques combats. On compte une centaine de morts. Maîtres de la ville mais ne sachant que faire de leur victoire, les canuts et la garde nationale, constituent un comité insurrectionnel pour se donner le temps de réfléchir. Ils s'abstiennent soigneusement de tout pillage.
  Le roi Louis-Philippe 1er est confronté à sa première révolte sociale à peine plus d'un an après son accession au pouvoir. Le Président du Conseil Casimir Perier, envoie 20 000 soldats sous les ordres du maréchal Soult. Ils attendent patiemment a Trévoux que les insurgés se lassent.
  Enfin, le 5 décembre 1831, les troupes peuvent entrer dans la ville sans effusion de sang. La garde nationale est désarmée et dissoute, le tarif minimum abrogé et le préfet, jugé trop conciliant, révoqué. Une dizaine de canuts seulement sont traduits en justice... et bientôt acquittés.
C'est la fin de la première révolte.